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Tests du Sony A7 V : les avis du web !

Sony A7 V : revue croisée des tests

Le Sony A7 V était attendu comme peu de boîtiers avant lui. Successeur du très populaire A7 IV, il arrive dans un contexte où la concurrence (Canon EOS R6 Mark III, Nikon Z6 III, Lumix S1 II…) est plus affûtée que jamais.
Nouveau capteur semi-empilé, rafale à 30 i/s, autofocus dopé à l’IA, 4K 60p plein format… Sur le papier, c’est l’A7 « classique » le plus ambitieux jamais lancé.

Pour voir s’il tient ses promesses, on s’appuie sur plusieurs sources majeures : Phototrend, Digital Camera World, PetaPixel, TechRadar, Gerald Undone… et le retour terrain du YouTubeur Pierre T. Lambert.


1. Une grosse mise à jour… sous des airs de déjà-vu

Extérieurement, l’A7 V ressemble énormément à l’A7 IV. Même gabarit, même philosophie de boîtier polyvalent destiné aux généralistes (portrait, reportage, paysage, mariage, vidéo, etc.).

Mais à l’intérieur, la fiche technique change vraiment de catégorie :

  • Capteur 24×36 Exmor RS BSI semi-empilé de 33 Mpx (vs Exmor R sur l’A7 IV)

  • Nouveau processeur Bionz XR2, intégrant directement le module IA (au lieu du duo Bionz XR + puce IA séparée)

  • Stabilisation jusqu’à 7,5 stops

  • Rafale jusqu’à 30 i/s en obturateur électronique, sans blackout

  • Pré-capture jusqu’à 1 seconde

  • 4K 60p plein format, 4K 120p en APS-C

  • Double slot CFexpress Type A / SD UHS-II

  • Nouvel écran orientable + inclinable, 2,09 Mpts

  • Wi-Fi 6, double port USB-C, meilleure dissipation thermique

Phototrend lui attribue 8,9/10, parlant d’une « mise à jour majeure ». Digital Camera World lui donne 4,5/5, TechRadar 5/5, tandis que PetaPixel lui colle un “Editor’s Choice”.


2. Prise en main & ergonomie : classique Sony, mais mieux pensé

Tous les testeurs s’accordent : on est en terrain connu.

  • Boîtier très proche de l’A7 IV, poignée creusée, bonne prise en main, construction solide et tropicalisation.

  • Pierre T. Lambert rappelle qu’il l’a trimballé dans la boue, la neige, sous la pluie : le boîtier est pensé pour le terrain.

L’écran : enfin au niveau

Gros progrès pointé par Phototrend, TechRadar, Gerald Undone et Pierre T. Lambert :

  • Écran arrière 3″ de 2,09 Mpts, à double articulation (inspiration A7R V) :

    • il peut se basculer comme un écran inclinable classique,

    • et se déployer sur le côté comme un écran totalement orientable.

Résultat : beaucoup plus confortable pour la photo au ras du sol, en contre-plongée, en vidéo, en vlog, et même pour rester discret en street photo.

Pierre insiste : c’est “enfin un écran de bien meilleure qualité sur un boîtier Sony” – nettement plus agréable à utiliser que celui de l’A7 IV.

Viseur & commandes

  • Viseur électronique 3,69 Mpts, 0,78x : identique à celui de l’A7 IV. Correct, mais certains auraient aimé mieux en 2025.

  • Commandes globalement inchangées par rapport à l’A7 IV (et ce n’est pas un reproche) :

    • molettes bien placées, joystick AF, accès rapide aux fonctions clés,

    • menus récents Sony avec logique photo/vidéo séparée,

    • nouvelles options et looks créatifs, mais l’ergonomie générale reste familière.


3. Performances photo : autofocus monstrueux & rafale ultra nerveuse

Autofocus : Sony reprend la main

Tous les tests sont alignés : l’AF de l’A7 V est l’un des tout meilleurs du marché.

  • 759 points AF couvrant ~94 % du cadre (Pierre parle de ~80 % mais l’idée est la même : on peut faire le point quasiment partout).

  • Détection avancée des humains, animaux, oiseaux, véhicules, basée sur l’IA.

  • Suivi très fiable en sport, animalier, portrait, reportage, vidéo.

Digital Camera World évoque “un gros bond en intelligence AF”, Phototrend parle d’un “suivi AF redoutablement performant”, et PetaPixel estime que l’A7 V a un léger avantage sur le Canon R6 III en AF pur en photo.

Rafale : 30 i/s + pré-capture, le combo qui change tout

Côté rafale, l’A7 V fait un bond impressionnant :

  • 30 i/s en électronique, en RAW 14 bits, sans blackout.

  • 10 i/s en mécanique, buffer virtuellement “illimité” à cette cadence en RAW compressé selon Phototrend.

  • Pré-capture jusqu’à 1 seconde : l’appareil enregistre en tampon les images avant l’appui complet, puis les conserve si tu déclenches.

Pierre T. Lambert insiste beaucoup dessus, surtout pour l’animalier ou le sport :

Tu peux remonter jusqu’à une seconde en arrière, en pleine résolution. L’oiseau qui décolle que tu pensais avoir raté… tu l’as quand même.

Il souligne aussi la possibilité d’assigner un bouton “speed boost” pour basculer instantanément en 30 i/s + pré-capture, sans changer complètement ton set de prise de vue.

Seule nuance remontée par Phototrend et Gerald Undone :

  • Le buffer à 30 i/s n’est pas très profond (une à quelques secondes selon le mode RAW) avant de saturer. À 10 i/s, en revanche, il devient pratiquement transparent.


4. Qualité d’image & ISO : Sony solidifie son statut

Tous les tests décrivent une qualité d’image excellente, dans la continuité de l’A7 IV mais avec des raffinements :

  • Capteur 33 Mpx semi-empilé : bon compromis entre définition et gestion des hauts ISO.

  • Plage dynamique annoncée à ~16 stops en photo (Pierre rapporte les chiffres donnés par Sony).

  • Très bonne restitution des détails, bonne colorimétrie, excellente latitude de récupération dans les ombres.

Gerald Undone note une approche du bruit plus “naturelle” que sur l’A7 IV :

  • moins de lissage agressif,

  • un grain plus fin et plus exploitable en post-production.

TechRadar souligne :

  • Très bonne qualité en basse lumière,

  • auto-balance des blancs très fiable,

  • seul bémol : JPEG un peu trop lissés par défaut, avec un bruit très nettoyé.

Pierre mentionne également :

  • Un nouveau mode RAW plus compressé et plus léger,

  • Un mode “composite RAW” via le logiciel Sony permettant de combiner plusieurs RAW pour réduire le bruit de manière plus fine que dans un logiciel tiers.


5. Vidéo : solide, fiable… mais moins “extrême” que certains rivaux

Sur le terrain vidéo, l’A7 V coche beaucoup de cases… mais pas toutes.

Ce qu’il fait très bien

  • 4K 60p plein format, sans crop – un vrai progrès vs A7 IV.

  • 4K 120p en APS-C (crop 1,5x) : intéressant pour le slow motion, même si certains auraient préféré plein format.

  • Profils S-Log3, S-Cinetone, nouveaux “Film Looks” pour des rendus créatifs en interne.

  • Stabilisation améliorée avec :

    • IBIS 7,5 stops,

    • Active + Dynamic Active (stabilisation très efficace avec recadrage),

    • AI Auto Framing (recadrage automatique, suivi du sujet, très pratique pour filmer seul).

Pierre T. Lambert souligne que l’auto-framing IA est franchement bluffant, sortant une image finale en 4K recadrée tout en utilisant la pleine définition du capteur pour suivre le sujet.

Gerald Undone, lui, insiste sur deux énormes points forts vidéo :

  1. Rolling shutter largement réduit grâce au capteur semi-empilé.

  2. Gestion thermique exceptionnelle :

    • plus de 2 h de 4K 60p plein format sur batterie sans surchauffe,

    • et jusqu’à plus de 5–6 h en continu dans ses tests studio, là où l’A7 IV et certains concurrents s’arrêtent bien plus tôt.

Sur ce point précis, l’A7 V est tout simplement l’un des meilleurs hybrides du marché.

Là où il déçoit un peu

Plusieurs médias alignent les mêmes reproches :

  • Pas d’Open Gate, pas de 6K/7K, pas de RAW interne.

  • Face à des boîtiers comme le Canon R6 Mark III, certains Lumix ou Nikon, Sony apparaît un peu plus conservateur.

  • Digital Camera World parle de spécifications vidéo “un peu en retrait face à la concurrence”,

  • Phototrend trouve le volet vidéo “timide” au regard de ce que proposent certains rivaux.

TechRadar le note aussi : la vidéo est très bonne, mais reste “limitée” à la 4K là où le marché pousse vers des formats plus ambitieux.


6. Autonomie, connectivité et workflow

C’est un domaine où l’A7 V marque des points très nets.

  • Même batterie NP-FZ100, mais autonomie améliorée grâce au Bionz XR2 plus efficace.

    • Sony annonce jusqu’à ~630 vues au viseur, ~750 via l’écran – chiffres confirmés comme réalistes par Pierre T. Lambert.

  • Double ports USB-C :

    • un port USB-C 3.2 Gen2 pour les débits élevés et le tethering,

    • un second pour l’alimentation, le streaming, etc.
      → possibilité d’alimenter et de transférer en même temps.

  • Double slot : 1x CFexpress Type A / SD, 1x SD UHS-II.

    • PetaPixel et Digital Camera World apprécient la flexibilité,

    • même si tout le monde rappelle que les CFexpress Type A restent chères et peu répandues.

Workflow vidéo & photo également modernisé : LUTs, outils de colorimétrie plus poussés, meilleure connectivité, webcam 4K, etc.


7. Ce que disent les principaux tests

Phototrend (8,9/10)

Points forts :

  • AF suivi très performant

  • Rafale 30 i/s, buffer “illimité” à 10 i/s

  • Excellente qualité d’image

  • Écran orientable/inclinable très pratique

  • Ergonomie soignée

  • Double slot CFexpress A / SD

Points faibles :

  • Vidéo trop limitée en définition face à la concurrence

  • Viseur identique à l’A7 IV

  • Rafale 30 i/s bridée par le buffer

  • Volet vidéo jugé un peu timide

Conclusion : boîtier presque imbattable en photo, plus réservé en vidéo, mais extrêmement polyvalent.

Digital Camera World (4,5/5)

Parle d’un “A7 plus intelligent, plus rapide, plus polyvalent”, avec de gros progrès en AF, rafale et flexibilité, mais note que la concurrence a rattrapé Sony et le dépasse parfois en vidéo.
Reste un excellent all-rounder.

PetaPixel (Editor’s Choice)

Voit en l’A7 V un concurrent direct du Canon R6 III pour le titre de meilleur hybride généraliste.

  • Légère préférence pour l’A7 V en photo pure (AF, qualité d’image).

  • Légère avance du R6 III en vidéo “purement hybride” (formats plus avancés).

  • Conclut que les différences sont minimes et que l’A7 V est une option fantastique si tu veux profiter du parc optique E-mount.

TechRadar (5/5)

Parle d’un “énorme pas en avant pour les photographes enthousiastes” et déclare que c’est son boîtier Sony préféré à ce jour.

  • Met en avant : qualité d’image, AF rapide, faible lumière, autonomie, stabilisation.

  • Critique surtout : JPEG trop lissés, poids un peu élevé, vidéo limitée à la 4K (pas d’Open Gate).

Gerald Undone

Très long test en anglais, mais quelques points clés :

  • Voit l’A7 V comme “90 % d’un Alpha 1 II pour moins de la moitié du prix”.

  • Confirme la lecture capteur beaucoup plus rapide, le 4K60 plein format, et une gestion thermique incroyable (bien meilleure que sur beaucoup de concurrents, y compris certains avec ventilateur).

  • Considère que c’est le boîtier qu’il choisirait aujourd’hui s’il repartait de zéro dans cette gamme de prix.

  • Rappelle aussi que tous les boîtiers de cette catégorie sont désormais excellents : on ne “se trompe” plus vraiment.

Pierre T. Lambert

Son retour est très orienté terrain, aventure et usage pro/semi-pro.

  • Dit clairement que l’A7 V pourrait remplacer son Sony A1 dans certains cas.

  • Met en avant :

    • le capteur semi-empilé 33 Mpx et la nouvelle dynamique,

    • la rafale 30 i/s sans blackout,

    • le mode pré-capture jusqu’à 1 s, qu’il juge game changer pour l’animalier,

    • la stabilisation 7,5 stops,

    • l’AF ultra fiable,

    • l’écran enfin digne d’un boîtier moderne,

    • la meilleure gestion de la chaleur,

    • la durabilité de l’obturateur (500 000 déclenchements),

    • la vraie polyvalence photo + vidéo pour des boîtiers sous les 3000 €.

Pour lui, l’A7 V s’adresse clairement :

  • aux pros,

  • aux semi-pros,

  • à ceux qui font sport, animalier, événementiel,

  • ou cherchent un second boîtier très polyvalent dans le système Sony.

Il ajoute aussi une remarque importante :

Si tu n’es pas frustré par ton boîtier actuel, pas besoin d’upgrader.
Mais si tu viens d’un A7 III ou A7 IV, la différence est nette sur beaucoup de points.


8. Pour qui le Sony A7 V a-t-il du sens ?

Excellente option si tu…

  • Es photographe généraliste (portrait, mariage, événementiel, sport, reportage, voyage) et veux un seul boîtier qui sait tout faire.

  • Es créateur hybride photo/vidéo et privilégies la fiabilité, la colorimétrie propre, un AF en béton, une excellente autonomie et surtout zéro angoisse de surchauffe.

  • Es déjà dans l’écosystème Sony E-mount et cherches un corps moderne, durable, très polyvalent.

  • Viens d’un A7 III (ou plus ancien) : le saut sera énorme (AF, rafale, vidéo, écran, stab, thermique).

À nuancer si tu…

  • Possèdes déjà un A7 IV et que tu es satisfait de ce que tu as :

    • l’A7 V est clairement meilleur,

    • mais pas forcément indispensable si ni la rafale, ni le 4K60 FF, ni les performances thermiques ne sont cruciales pour toi.

  • Es très orienté cinéma / vidéo avancée :

    • tu risques de préférer un boîtier avec Open Gate, 6K/7K, RAW interne, ou un modèle à ventilation active.

  • Débutes complètement :

    • l’A7 V est puissant, mais peut être intimidant. Un modèle plus simple/moins cher peut suffire pour commencer.


9. Conclusion : le nouvel hybride “généraliste” de référence ?

En croisant tous ces tests, un portrait assez clair se dessine :

  • Le Sony A7 V est l’un des meilleurs hybrides plein format polyvalents disponibles aujourd’hui.

  • En photo, il est quasi irréprochable : AF, rafale, dynamique, stabilisation, ergonomie.

  • En vidéo, il est très solide, extrêmement fiable sur les longues prises, même si Sony reste plus prudent que certains concurrents en termes de formats “cinéma”.

Si tu es déjà en monture E et que tu cherches un boîtier unique, fiable, rapide et durable pour couvrir presque tous les types de projets, la réponse est simple :

👉 Oui, l’A7 V mérite très clairement d’être tout en haut sur ta short-list !

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